[Railtrip] La France en slow motion

[Railtrip] La France en slow motion

Cette année-là, le trajet des vacances a pris une toute autre dimension. Il était l’objet même des vacances. Une inspiration fugace venue d’un simple tweet affublé de quatre photos, tombé par hasard dans mon fil d’actus. Coup de cœur virtuel immédiat. En quelques secondes, j’avais une certitude : ma transhumance estivale vers la Corse passerait par le Cévenol. Cette ligne de train mythique traverse à rythme lent le Massif central, avec en point d’orgue les discrètes gorges de l’Allier.
Très vite, la thématique s’imposait : 2019 sera l’année du train, avec une prédilection pour les lignes parmi les plus belles de France. Cette fois, ce sont les trajets qui m’ont imposé les villes étapes, et non l’inverse.

Les exilés de Vitylo

Les exilés de Vitylo

Mon histoire cosmopolite se déroule dans un joli village corse, Cargèse. 1300 habitants, un petit port, des plages de rêve et deux églises qui se font face, de part et d’autre de l’amphithéâtre naturel où il a été bâti. Un village corse comme tant d’autres me direz-vous ! Pourtant, derrière ses maisons basses sagement alignées entre les deux églises se cache une histoire insoupçonnée : celle des exilés de Vitylo.