Un lustre… et des broutilles

21 janvier 2017 – 21 janvier 2022. Il y a 5 ans, à 17h29 précises, l’index tremblotant, je cliquais sur « publier » et jetais à la face du monde ce billet de bienvenue qui marquait mon entrée dans la « blogosphère voyage ». Un saut dans l’inconnu et un syndrome de l’imposteur dans la besace, me voilà lancée dans la grande aventure bloguesque.

5 ans ! C’est fou ce qu’on peut changer en 5 ans !

2007 vs 2021
même bandeau mais pas même silhouette

J’ai débuté l’aventure un peu honteuse de mes destinations si peu exotiques (In rando veritas n’est jamais sorti d’Europe). J’avais des envies de lointain, l’Amérique du Sud, l’Asie, tiens oui c’est bien l’Asie ! Et puis tu sais, le flygskam tout ça tout ça. Alors les mouches ont changé d’âne. J’ai fait le deuil des voyages au long cours, du moins ceux qui nécessitent de prendre l’avion. Dans la mesure du possible bien sûr, car je voyage rarement seule.

[l’info inutile]

2.437,25 km : c’est la distance qui sépare mon camp de base en Hauts-de-France de la destination la plus éloignée traitée sur ce blog, en l’occurrence Porto Moniz, sur l’île de Madère.

J’éprouve aujourd’hui une grande satisfaction à découvrir des coins sympas en France ou dans les pays voisins sans passer par la case avion, et Dieu sait qu’il y en a ! On connaissait le « small is beautiful », j’y ajouterais « close is beautiful ». Et aussi « slow is beautiful » tant qu’on y est ! Parmi mes envies du moment, quand la parenthèse Covid sera derrière nous, des grandes traversées de l’Europe en train, jusqu’à Vienne, Göteborg, Edimbourg ou Saint-Jacques de Compostelle… Avec des étapes. Plusieurs étapes. Des voyages de plusieurs semaines, histoire de prendre son temps.

[l’info inutile]

Le billet « Un bien joli week-end, en Somme » est le seul à avoir été rédigé d’une traite, directement dans le train du retour.

A cette aspiration s’ajoute une question existentielle : comment publier sur une destination (et donc en faire la promotion) sans contribuer à un surtourisme néfaste pour l’environnement ? Cette interrogation, elle trotte désormais dans ma tête à chaque nouveau billet. Si je ne me pose pas trop la question pour les villes, il en est tout autrement pour les destinations « nature ». Exercice ô combien difficile de raconter sans trop en dire, de donner envie sans flécher sur des lieux trop précis. Pour rester cohérente, je me suis résolue, un jour, à dépublier un article sur une réserve naturelle dont la surfréquentation menace gravement son écosystème.

[l’info inutile]

L’Antarctique est le seul continent non représenté dans les stats de fréquentation du blog. Depuis son lancement, In rando veritas a été consulté depuis 93 pays, du Botswana aux Samoa américaines en passant par le Bélize.

5 ans ! Je ne réalise pas ! Il semble bien loin le temps où je réfléchissais à ouvrir un blog, parce que mon envie de partager écrits et photos sur ce que j’aime le plus – découvrir le monde – me titillait trop. J’avais cogité longtemps sur comment nommer ce blog, et puis le titre m’est paru comme une évidence. « In rando veritas », « la vérité dans la rando », « la rando y a qu’ça de vrai » si tu préfères ! Je voulais te raconter combien la rando te pousse à l’introspection et te vide la tête au point de ne plus penser qu’à profiter du paysage. N’est-elle pas là la « vraie vie », un bon sandwich entre les mains et le regard porté sur la beauté de la nature qui nous entoure ?

Pause sandwich avec vue Mont-Blanc. What else ?

Alors que reste-t-il de cette ambition de départ après cinq ans et quatre-vingt-quinze billets publiés ? En coulisses, les randos s’accumulent et pourtant, les publications sur le sujet sont toujours aussi rares sur le blog. Je peine à raconter ces journées d’effort comme je peine physiquement à gravir ces montagnes, si bien que j’ai tendance à me vautrer dans la facilité en te parlant d’autre chose. Foutu syndrome de la page blanche ! Tiens, c’est le même que pour faire la promo de mes billets sur les réseaux sociaux ! On y va a minima, et on attend que la providence s’occupe du reste.

[l’info inutile]

L’article sur la balade autour du lac de Pont Baldy voit sa fréquentation exploser le jour de redif de l’épisode « Marche ou crève » de la série Alex Hugo, tourné partiellement sur site.

2021 a vu la fréquentation du blog exploser. Un « fois deux » atteint sur le gong, quelques jours avant le Nouvel an, qui fait du bien au moral et qui me pousse à poursuivre l’aventure ! Ça y est ! In rando s’est fait une place – certes modeste – dans la blogosphère voyage et je n’en suis pas peu fière !

Alors j’ai envie de te dire merci.

Merci à toi, qui vient me lire en toute discrétion, sans laisser de traces autres que dans les stats du blog.

Merci à toi, qui vient consacrer quelques minutes de ton temps à m’offrir un petit commentaire. C’est mon petit cadeau post-publication.

Merci à toi, la team #EnFranceAussi, qui me « botte les fesses » pour m’inciter à publier au moins un article chaque mois parce que j’ai envie d’apporter ma petite brique de Lego à l’édifice.

Merci à toi, blogueuse, blogueur qui, par tes billets, par tes réflexions sur le voyage, par ta créativité, me fait grandir.

[l’info inutile]

116 980 mots ont été nécessaires pour vous conter toutes ces balades et escapades à travers l’Europe, soit une moyenne de 1231 mots par billet. Bavarde, moi ? Noooon !

6 commentaires sur “Un lustre… et des broutilles

  1. 5 ans, ça commence à faire une belle expérience. Pas toujours facile d’écrire ce que l’on a vu ou ressenti, mais quelle joie une fois que l’article est rédigé. Et comme je trouve que les commentaires se font trop rares, je t’en laisse un 🙂 pour te souhaiter de continuer longtemps encore à prendre du plaisir à partager tes impressions et tes émotions. A bientôt donc pour la suite de tes aventures

    1. Merci beaucoup pour le commentaire ! Je trouve aussi qu’ils se raréfient alors de mon côté, j’essaie d=toujours d’en laisser, si petit qu’il soit, pour remercier l’auteur ou l’autrice qui a passé du temps à produire le contenu.

  2. J’aime beaucoup les voyages décrits dans votre blog. Les descriptions sont pleines d’humour, de belles images et de bonnes informations et sont source d’inspiration. En relisant certains de ces textes après avoir visité les lieux je ne peux qu’ être encore plus fan.

  3. Très longue vie à In Rando Veritas alors 🙂
    5 ans, ça commence à être pas mal je trouve. Les longs voyages en train à travers l’Europe ou ailleurs, moi aussi ça me manque depuis qu’on est plus ou moins assignés à résidence depuis 2 ans, mais on va pouvoir s’y remettre, je le sens 🙂

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